Si ça marche : c’est grâce à moi. Si ça marche pas : c’est la faute des autres.

Girouette 2Le maire de Rimogne est revenue trois fois sur sa décision d’appliquer ou pas la réforme des changements scolaires

En mars dernier, quelques uns des maires des villages alentours et la maire de Rimogne, décident seuls, sans consulter les parents d’élèves ou les enseignants, de passer à la semaine de  4,5 jours.

Le conseil municipal n’est lui informé de cette décision que 6 jours après, le 4 avril. La maire de Rimogne explique  tout le bien qu’elle pense de cette réforme et surtout la possibilité que la municipalité puisse toucher une subvention de 90 € par enfant scolarisé, et devenir une commune pilote « bien vue de l’Inspection académique » !

Mis devant le fait accompli, les parents d’élèves  et les enseignants n’ont que le choix de participer à un comité de pilotage,

Les réunions se succèdent et les participants réussissent la prouesse d’élaborer ensemble les bases du projet qui doit être remis sous deux mois. Durant toute cette période, le Maire de Rimogne ou un membre du conseil municipal ne participent à aucune des réunions du comité de pilotage. 

Le projet est mis à la connaissance du maire de Rimogne qui le rejette en bloc et affirme, les larmes aux yeux, que l’on a profité de  sa faiblesse et qu’elle a été manipulée, Pour elle, tout est trop coûteux, le temps manque pour le mettre en oeuvre, les subventions de l’Etat sont incertaines, bref, le projet qu’elle a pourtant si ardemment défendu deux mois auparavant est infaisable et dit-elle: « elle vient tout juste de s’en rendre compte ».

Pour le maire, la concertation et le conseil municipal ne servent à rien. 

Sans aucune concertation, sans en discuter au préalable avec les membres du comité de pilotage, elle fait voter par son conseil municipal l’annulation du changement de rythmes scolaires en 2013 et son report en 2014. Le conseil municipal vote alors, presque sans en discuter et à l’unanimité, la position exactement inverse de ce qui lui a été présenté il y a seulement quelques semaines. Une fois encore, l’ensemble des acteurs sont mis devant le fait accompli.

Cette fois pourtant, les membres du comité de pilotage décident de réagir contre le peu de cas qui est fait de leur avis et du travail réalisé depuis deux mois.  Ils contestent les contre-vérités et les approximations exposées par la maire.

Après un très long débat, la maire de Rimogne choisit finalement de renoncer à appliquer la décision de son conseil, qui décidément ne sert pas à grand-chose et doit, quelques semaines après, revoter l’exact contraire.

Par ailleurs, décidée à ne pas s’embarrasser de l’avis du comité, elle choisit de de ne plus le réunir jusqu’à la rentrée, pour reprendre le projet à son compte mais en réduisant considérablement les propositions qui ont été faites.

Faute d’avoir voulu travailler avec les parents d’élèves,  les enseignants, les représentants d’association ; elle assume dorénavant seule la responsabilité  des activités organisées après l’école et des décisions qu’elle a prise.

Aujourd’hui, le maire de Rimogne veut faire croire que si les choses fonctionnent bien, c’est bien sûr  grâce à elle. Si elles devaient mal tourner, ce serait évidemment la faute des autres (des parents d’élèves, des enseignants, des autres maires, de l’inspection d’académie, de l’Etat, des agents communaux etc.). Facile, trop facile. 

Des arguments qui ne résistent pas au rappel des faits, comme nous les avons dénoncé depuis le départ, dès le mois d’avril dernier sur ce blog :

Rythmes scolaires : c’est parti !

Le Maire de Murtin-Bogny à la manoeuvre

Rimogne ne fait pas machine arrière

On l’a échappé belle

 

Partager sur les réseaux sociaux!

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

    Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>