Monique Clouet

M Clouet 2 » Rimogne a besoin d’être apaisée et rassemblée »

- 63 ans

- Mariée, 3 enfants

-Comptable à la « Sica Ardoisières » retraitée

 Ce village vous le connaissez bien ?

Oui et heureusement ! Mon mari y est né. Il y a été conseiller municipal pendant deux mandats, puis adjoint au maire pendant deux autres mandats, jusqu’en 2008. J’y habite moi-même depuis 1962, année où mes parents s’y sont installés. Nos trois enfants y ont grandi mais surtout j’y ai vécu toute ma vie professionnelle. J’ai travaillé comme comptable de la « Sica Ardoisières » de 1968 à 2011, ici dans la commune.

Vous êtes donc très liée à la culture  de l’ardoise ?

En effet, le père de mon mari y a travaillé pendant 46 ans et le mien pendant 21 ans. Deux de nos oncles sont décédés accidentellement dans la mine en 1970. Embauchée le 25 juillet 1968, ‘ai connu la fin de l’activité principale dans les années 1970 puis la poursuite de l’activité de broyage. Dans ces années-là, nous étions encore une vingtaine à travailler « aux Ardoisières » et j’étais la dernière salariée en activité lorsque j’ai fais valoir mes droits à la retraite le 31 décembre 2011, après 43 ans et demi de bons et loyaux services, tant auprès de la direction que du personnel.

J’ai aussi été la trésorière de l’association « Les amis de la Maison de l’ardoise », une association qui gérait, avec la municipalité,  le musée de l’ardoise. Je l’ait été de son ouverture en juin 1996 à sa fermeture en 2008, lorsque le Conseil général, maître d’oeuvre du musée, s’est retiré. A l’époque, le musée était ouvert en permanence et pouvait être visité à n’importe quel moment de l’année.

Je suis évidemment très attachée au patrimoine ardoisier, c’est l’essence même de notre village, c’est ce qui en fait toute sa spécificité. C’est pour cela que j’ai fait partie de ceux qui ont protesté, en 2008, lorsque la municipalité a voulu « abattre » le chevalement du puit Saint-Quentin. Heureusement, l’irréparable a été évité, ce qui n’est pas le cas pour la « voûte » et la « fosse Truffy ».

Qu’est-ce qui vous a poussée à vouloir vous impliquer dans la vie municipale, alors que votre mari y avait déjà apporté une large contribution ?

D’abord l’idée de proposer un choix au Rimognats. Il y a toujours eu deux listes dans notre village : la majorité actuelle est elle-même issue d’une liste qui s’est présentée face à l’équipe du maire sortant en 2008.

Mais cette fois, le contrat est clair, si nous sommes élus, c’est bien celui qui a pris l’initiative de cette liste, qui l’a constituée et qui s’est engagé devant les Rimognats : Grégory Truong, qui sera le maire. Pas un autre membre de la liste.

Nous devons cette clarté aux habitants.

On ne peut plus dire tout et son contraire, changer d’avis brusquement et défendre un jour ce que l’on a combattu hier, comme cela a été le cas par exemple pour le chevalement, les rythmes scolaires ou aujourd’hui encore pour l’assainissement.

Tout cela a créé des incompréhensions, des résistances et des conflits qui nous ont fait perdre beaucoup de temps et d’énergie. Les citoyens ont besoin de choix clairs et argumentés, basés sur un véritable travail de fond sur les dossiers. Cela réclame de la compétence et de la patience de la part des élus ; l’agitation n’est pas synonyme d’efficacité.

Rimogne a aujourd’hui besoin d’être apaisée et rassemblée. Le village a besoin qu’on lui indique une direction claire, une voie d’avenir sur laquelle il peut s’engager paisiblement et avec confiance.

 

 

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