Category Archives: Rythmes scolaires

Grégory Truong écrit à l’inspectrice de l’éducation nationale

Grégory Truong  a écrit à l’inspectrice de la circonscription de Revin pour l’informer de  l’utilisation de ses propos dans un document sur le changement de rythmes scolaires, diffusés à tous les Rimognats, même ceux qui n’ont pas d’enfants scolarisés.

Il explique  : « Dès le mois de novembre dernier, lors d’une réunion du comité de pilotage, j’ai tenté, à plusieurs reprises et devant témoins, d’alerter le Maire et de l’informer sur la loi qui interdit la  promotion de la gestion municipale  en période pré-électorale. Mme le Maire n’en a pas tenu compte et a malgré tout  diffusé un document qui valorise la gestion de la commune concernant les  T.A.P.,  en utilisant sans la prévenir, les propos d’une fonctionnaire de l’Etat. Je n’ai pas eu d’autres choix que d’informer l’inspectrice, en lui adressant le document, avec copie au maire de Rimogne. »

Le Maire de Rimogne doit savoir que nous ne la laisserons pas contourner la loi sans réagir et utiliser les moyens communaux pour faire sa campagne.

Nos engagements sur les T.A.P.

Tous les Rimognats, même ceux qui ne sont pas concernés, ont reçu dans leur boîte aux lettres un document sur le changement des rythmes scolaires et les temps d’activités périscolaires (T.A.P.)

C’est une question que nous connaissons bien puisque 4 parents d’élèves, membres de notre liste, ont fait partie  du comité de pilotage chargé de mettre en oeuvre ce changement.

Pour cette raison nous nous réjouissons du bilan positif qui en a été tiré à l’issue du premier trimestre.

D’autant plus que les discussions n’ont pas été toujours faciles et que c’est bien sur notre insistance que la mairie a finalement accepté de revenir sur sa décision et de finalement mettre en place les TAP à la rentrée 2013.

Comme le note d’ailleurs,  le compte-rendu du conseil municipal.

 La municipalité ne semble d’ailleurs toujours pas convaincue du bénéfice apporté par cette réforme.

Dans la rétrospective des évènements 2013, diffusée au mois de janvier,  le Maire écrit :

« environ 20% des communes ont pris la décision de mettre en place cette réforme. Rimogne en fait partie, mais même si le bilan est positif, la vraie question reste  : dans le temps, le résultat souhaité sera-t-il à la hauteur de l’énergie déployée et du coût financier engendré. »

Les T.A.P. des activités positives

Pour notre part, au sein de la liste « Vivre à Rimogne », nous pensons qu’il n’y a pas plus important que de favoriser l’éducation et l’épanouissement des enfants. Les T.A.P. y contribuent pleinement. 

Nous pensons que ces activités représentent une chance et une véritable ouverture pour les enfants de nos villages, qu’il est indispensable d’y consacrer les moyens nécessaires et de permettre à un maximum d’enfants d’en bénéficier. 

C’est la raison pour laquelle, nous nous engageons résolument pour :

1. la gratuité des activités organisées dans le cadre des T.A.P. qui sont et doivent rester un service public

2.  le maintien des activités existantes pour les enfants des écoles primaire et maternelle, qui doivent toutes être encadrées par des intervenants professionnels et ne pas se transformer en garderie

3. le développement de nouvelles activités afin de permettre aux jeunes Rimognats de découvrir et pratiquer des activités auxquelles ils ont difficilement accès

4.  la possibilité de faciliter le choix et l’inscription aux T.A.P. notamment par le biais d’Internet

5. l’information régulière des parents qui doivent être consultés sur le contenu des activités.

Pour la liste « Vivre à Rimogne »,

A. Lacaille, Y. Rossato, S. Candillon, G. Truong,

membres du comité de pilotage sur les rythmes scolaires

 

Délibération du 28 août 2013

Pas d’économie sur le dos des enfants de Rimogne

Visuel rythmes scolairesExceptionnellement, mercredi prochain, le 13 novembre, les élèves des écoles auront classe toute la journée, pour rattraper la journée du 31 octobre qui tombait pendant les vacances. Au niveau national, des collectifs de parents ont appelé au boycott  de cette journée de rattrapage pour protester contre la réforme des rythmes scolaires.

A Rimogne, où le changement des rythmes scolaires est appliqué depuis la rentrée, l’appel au boycott fait débat chez les parents d’élèves.

Nous sommes heureux qu’un débat ait enfin lieu autour de la question des rythmes scolaires et souhaitons exposer la position de la liste Vivre à Rimogne.

Les TAP, une opportunité à saisir pour l’épanouissement de nos enfants

Plusieurs membres de notre liste ont participé aux travaux du comité de pilotage qui a été réuni par la municipalité, avant que celui ci n’ai été écarté des décisions par la maire. Nous connaissons donc parfaitement le dossier que nous continuons de suivre avec beaucoup d’attention.

Pour nous, le changement de rythme scolaire est une contrainte qu’il faut impérativement transformer en une chance. Il constitue l’opportunité pour  tous nos enfants, qui vivent dans une commune rurale, d’accéder à des activités culturelles, artistiques ou sportives auxquelles ils ont très difficilement accès, voir pas du tout. Encore faut-il s’en donner les moyens humains et financiers.

Nous pensons que la fatigue constatée chez les enfants est réelle mais que des activités de qualité, stimulantes et variées doivent permettre  qu’ils s’habituent progressivement à leurs nouveaux rythmes.

Nous sommes encore partagés sur le moment où il aurait fallu mettre le changement en place. 2013 ? 2014 ? En tout état de cause, nous n’avons pas eu le choix puisque la Maire a décidé, seule, sans l’avis des parents, des enseignants, ni même de son conseil municipal, d’appliquer la réforme dès 2013.

Il n’y a pas eu la possibilité de se donner le temps de discuter du bien-fondé de la réforme, sur l’impact positif ou négatif qu’elle aurait sur le bien-être des enfants. A Rimogne, nous avons été mis devant le fait accompli. Un point c’est tout.

Où va l’argent des TAP ?

Pourquoi la maire a t-elle décidé d’appliquer si rapidement le changement  ? Essentiellement pour des histoires de gros sous.

L’Etat a accordé une subvention de 20 000 € à la commune pour avoir décidé de ce changement en 2013. A cela s’ajoute, l’aide accordée par la CAF, soit un total de 29 000 €.

C’est à peu près la somme nécessaire pour que les 222 enfants de maternelle et primaire qui participent aujourd’hui aux activités puissent bénéficier d’un programme diversifié qui offre un véritable choix, avec un contenu de qualité et des conditions de sécurité optimum. Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui.

Pourquoi ? Parce que la municipalité, en dépit des sommes importantes qu’elle va toucher, souhaite faire des économies et n’a pas encore consacré les moyens humains et financiers nécessaires pour que les TAP offrent tout leur véritable intérêt. Parce que la municipalité actuelle n’a pas compris les enjeux importants que représente ces activités pour l’épanouissement de nos enfants, les familles et au-delà pour la vie du village. Elle n’en a qu’une approche lointaine et comptable, comme en témoignent ces incessants revirements sur le sujet.

Le programme aujourd’hui mis en oeuvre, même s’il présente quelques bonnes activités, demeure encore très déséquilibré, faute d’avoir recours à plus d’intervenants extérieurs et professionnels. La municipalité préfère pour le moment demander aux agents municipaux, dont ce n’est pas le métier, d’assurer l’animation des TAP, comme c’est le cas en maternelle.

L’Etat a décidé de reconduire ses aides pour l’année prochaine, ce qui permet d’envisager avec sérénité le développement des TAP.  Dans le même temps, la municipalité a décidé de dépenser 95 000 € pour la remise en peinture du Puit Saint Quentin, ce qui correspond à environ trois années entières de fonctionnement des TAP. Ce qui en dit long sur ses choix.

Les moyens financiers existent donc, ils ne sont simplement pas utilisés, faute de faire du développement des activités pour les enfants des écoles de Rimogne, une priorité.

La municipalité veut bien appliquer la réforme pour toucher les subventions mais décide de ne faire que le minimum 

La liste « Vivre à Rimogne » s’engage à ce que les activités organisées après l’école constitue une véritable priorité. Un programme ambitieux permettra  à tous les enfants de Rimogne d’accéder gratuitement à des activités variées et de qualité, où la sécurité des enfants sera garantie, dans les deux écoles de la ville et tous les jours de la semaine. Ce programme sera élaboré en concertation avec les parents d’élèves et les équipes pédagogiques, qui en valideront le contenu. Une information permanente sur le déroulé et l’organisation de ces activités sera transmise aux parents. 

Si ça marche : c’est grâce à moi. Si ça marche pas : c’est la faute des autres.

Girouette 2Le maire de Rimogne est revenue trois fois sur sa décision d’appliquer ou pas la réforme des changements scolaires

En mars dernier, quelques uns des maires des villages alentours et la maire de Rimogne, décident seuls, sans consulter les parents d’élèves ou les enseignants, de passer à la semaine de  4,5 jours.

Le conseil municipal n’est lui informé de cette décision que 6 jours après, le 4 avril. La maire de Rimogne explique  tout le bien qu’elle pense de cette réforme et surtout la possibilité que la municipalité puisse toucher une subvention de 90 € par enfant scolarisé, et devenir une commune pilote « bien vue de l’Inspection académique » !

Mis devant le fait accompli, les parents d’élèves  et les enseignants n’ont que le choix de participer à un comité de pilotage,

Les réunions se succèdent et les participants réussissent la prouesse d’élaborer ensemble les bases du projet qui doit être remis sous deux mois. Durant toute cette période, le Maire de Rimogne ou un membre du conseil municipal ne participent à aucune des réunions du comité de pilotage. 

Le projet est mis à la connaissance du maire de Rimogne qui le rejette en bloc et affirme, les larmes aux yeux, que l’on a profité de  sa faiblesse et qu’elle a été manipulée, Pour elle, tout est trop coûteux, le temps manque pour le mettre en oeuvre, les subventions de l’Etat sont incertaines, bref, le projet qu’elle a pourtant si ardemment défendu deux mois auparavant est infaisable et dit-elle: « elle vient tout juste de s’en rendre compte ».

Pour le maire, la concertation et le conseil municipal ne servent à rien. 

Sans aucune concertation, sans en discuter au préalable avec les membres du comité de pilotage, elle fait voter par son conseil municipal l’annulation du changement de rythmes scolaires en 2013 et son report en 2014. Le conseil municipal vote alors, presque sans en discuter et à l’unanimité, la position exactement inverse de ce qui lui a été présenté il y a seulement quelques semaines. Une fois encore, l’ensemble des acteurs sont mis devant le fait accompli.

Cette fois pourtant, les membres du comité de pilotage décident de réagir contre le peu de cas qui est fait de leur avis et du travail réalisé depuis deux mois.  Ils contestent les contre-vérités et les approximations exposées par la maire.

Après un très long débat, la maire de Rimogne choisit finalement de renoncer à appliquer la décision de son conseil, qui décidément ne sert pas à grand-chose et doit, quelques semaines après, revoter l’exact contraire.

Par ailleurs, décidée à ne pas s’embarrasser de l’avis du comité, elle choisit de de ne plus le réunir jusqu’à la rentrée, pour reprendre le projet à son compte mais en réduisant considérablement les propositions qui ont été faites.

Faute d’avoir voulu travailler avec les parents d’élèves,  les enseignants, les représentants d’association ; elle assume dorénavant seule la responsabilité  des activités organisées après l’école et des décisions qu’elle a prise.

Aujourd’hui, le maire de Rimogne veut faire croire que si les choses fonctionnent bien, c’est bien sûr  grâce à elle. Si elles devaient mal tourner, ce serait évidemment la faute des autres (des parents d’élèves, des enseignants, des autres maires, de l’inspection d’académie, de l’Etat, des agents communaux etc.). Facile, trop facile. 

Des arguments qui ne résistent pas au rappel des faits, comme nous les avons dénoncé depuis le départ, dès le mois d’avril dernier sur ce blog :

Rythmes scolaires : c’est parti !

Le Maire de Murtin-Bogny à la manoeuvre

Rimogne ne fait pas machine arrière

On l’a échappé belle

 

On l’a échappé belle

Lors du Conseil municipal du 28 août dernier, la majorité des membres du conseil (moins une abstention et deux voix contre) a officiellement acté sa volonté de revenir sur la décision de reporter à 2014, le changement des rythmes scolaires.

Rappelons que ce vote est la conclusion d’une longue valse d’hésitations qui a vu la municipalité décider seule de changer les rythmes scolaires dès la rentrée 2013, puis revenir sur sa décision pour reporter le changement en 2014 et finalement, changer une nouvelle fois d’avis juste avant l’été. Et tout cela, en l’espace de trois mois.

Pourquoi ce dernier revirement  ? Comme le reconnaît le compte-rendu du dernier conseil municipal, la décision a été prise « à la demande du comité de pilotage  et tout particulièrement les enseignants et les parents qui se sont beaucoup investis dans ce projet », une manière quand même un peu directe de leur en faire porter la responsabilité.

On a évité le tribunal administratif

Ce que n’indique pas le compte-rendu, c’est que la municipalité doit une fière chandelle aux parents et enseignants qui ont plaidé pour maintenir le changement en 2013.

En effet, ils ont évité à la municipalité de se retrouver contrainte par l’Education Nationale de mettre malgré tout en place, contre son gré , le changement de rythmes scolaires dès la rentrée 2013.

C’est la mésaventure que connaissent Rocroi et les communes du Val de Bar, qui elles aussi ont dit oui, puis non, puis finalement oui une fois menacées de se retrouver devant le tribunal administratif, comme le rapporte cet article de l’Ardennais. Obligées, à quelques jours de la rentrée, de prévoir l’accueil des élèves, elles n’ont pu n’organiser qu’une vaste garderie au lieu d’activités culturelles, sportives ou artistiques destinées aux enfants.  Un gros couac qui doit durer jusqu’aux vacances de la Toussaint.

A Rimogne, heureusement rien de tout cela. Il semble que les membres du comité de pilotage aient eu raison de batailler, en juin, pour que le changement de rythmes scolaires se fasse bien dès la rentrée 2013, ce qui a donné à la municipalité la possibilité de s’organiser et aux enfants de Rimogne de bénéficier dès le 16 septembre de nouvelles activités.

 

Rythmes scolaires : un programme encourageant

Comme elle l’avait annoncé, au début de l’été, la mairie a organisé une réunion d’information sur le changement des rythmes scolaires pour détailler le contenu des activités qui vont être proposées aux enfants de maternelle et primaire.

Ce qui a pu être constaté,  c’est que le programme est encourageant et qu’il reprend les  propositions qui avait été faites par les membres du comité de pilotage.

Pour les maternelles :  éveil musical, danse, et initiation au cirque seront animés par des intervenants extérieurs ;  arts plastiques, loisirs créatifs, jeux d’intérieurs et d’extérieurs, jeux de société, chant et contes par les ATSEM, des animatrices et des agents communaux.

Pour les primaires, danse, loisirs créatifs, informatique, théâtre, sports collectifs, atelier cinéma, jeux de société et aide aux devoirs seront assurés par des intervenants extérieurs mais uniquement les lundi, mardi et jeudi. Le vendredi sera consacré à des activités libres (jeux intérieurs ou extérieurs, jeux de société) par les animatrices et agents communaux.

Un programme somme toutes assez varié mené par des encadrants, dont la mairie a assuré qu’ils étaient tous qualifiés. Pas de bénévoles sans expérience des enfants, comme elle l’avait un moment envisagé.

Comme  le nombre de demandes pourrait dépasser les possibilités d’accueil, les parents ont été invités à classer leurs choix et un tirage au sort  doit permettre de répartir les enfants dans les différentes activités, au moins durant le premier trimestre.

Reste aujourd’hui à voir comment tout cela va fonctionner.  La mairie a assuré qu’un bilan serait tiré à l’issue du premier trimestre avec le comité de pilotage. Le second et le troisième trimestre devront par exemple permettre d’étoffer le nombre d’activités proposées : les enfants de maternelle n’ayant par exemple le choix qu’entre deux activités et ceux de primaire n’ayant  la possibilité de participer à de réelles activités que 3 jours sur 4, le vendredi après-midi devant être considéré plutôt comme de la garderie.

La mairie a aussi garanti que toutes les activités seraient gratuites cette année. Une condition à laquelle, nous les parents d’élèves, membres du comité de pilotage et animateurs de ce blog, étions très attachés. Il est vrai que la commune  touchera cette année une subvention exceptionnelle d’au moins 20 000 €  et qu’elle dispose donc des moyens financiers pour mettre en place et développer les activités, sans faire appel à la participation des familles.

Rythmes scolaires : beaucoup de questions, peu de réponses

P1090699Jeudi dernier a eu lieu une première réunion d’information sur le changement de rythmes scolaires. Organisée par l’association des parents d’élèves qui souhaitait informer rapidement les parents sur le passage à 4,5 jours, la réunion a suscité plus de questions qu’elle n’a apporté de réponses, mais a eu aussi le mérite de « faire remonter » les inquiétudes des parents. L’association avait d’ailleurs volontairement choisi de ne pas y associer la mairie afin que les débats y soient plus libres.

Qu’a pu apprendre la trentaine de parents présents à la salle Daumas, ce soir-là ?

Ils se sont d’abord vu confirmé que c’était bien les 6 maires des communes dont les enfants sont scolarisés à Rimogne qui ont pris la décision de passer à la semaine de 4,5 jours dès la rentrée 2013 et qui ont choisi de ne pas demander de dérogation comme environ 75% des autres villes du pays. La décision, prise sans concertation, a été présentée comme acquise aux représentants des parents d’élèves lors d’un conseil d’école organisé le 29 mars dernier.

Les 3 raisons invoquées pour justifier cette décision  ? Bénéficier des 50 € supplémentaires accordés par enfant scolarisé aux communes qui modifient dès 2013 leurs horaires, prendre de l’avance et expérimenter une nouvelle organisation pour être parfaitement prêts en 2014, s’assurer avant  les autres communes des ressources offertes par les associations du territoire.

Un calcul qui s’avère risqué quand on comprend que la mairie n’a que trois mois, si on excepte les mois d’été, pour mettre en place les activités périscolaires pour tous les enfants, 4 jours par semaine après l’école. Et ce ne sont pas les 12500 € supplémentaires qui vont aidé à résoudre les très nombreux problèmes que posent la mise en place de ces activités.

La mairie navigue à vue

A commencer par le nombre d’enfants concernés, faute d’avoir le temps d’interroger tous les parents sur leurs intentions, la mairie navigue à vue : combien d’enfants seront inscrits aux activités qui, il faut le rappeler, ne sont pas obligatoires : 250 (le nombre d’enfants scolarisés à Rimogne) ? 100 ? 50 ? Impossible de le savoir  et donc de dimensionner correctement le nombre d’activité à organiser, de salles à réserver, de personnels et d’intervenants à mobiliser.

La disponibilité des salles ne pose heureusement pas de problème. Rimogne dispose de salles disponibles à proximité des écoles (Salle polyvalente, Salle Damas, médiathèque…). Par ailleurs, la quasi totalité des salles de classe dans les deux écoles devrait pouvoir être utilisées.

Par contre, la question de l’encadrement n’est  pas encore résolue. Et pourtant elle est essentielle : il faut que la mairie puisse garantir que nos enfants sont entre les mains d’un personnel suffisamment nombreux (au minimum 1 personne pour 14 enfants de moins de 6 ans ou 18 enfants de plus de 6 ans) et suffisamment qualifié. Or, si on excepte les trois ATSEM de l’école maternelle, très peu d’agents municipaux sont diplômés, un seul est titulaire du BAFA et un autre du BAFD, pour des missions de direction. Des formations pourraient être envisagées mais là aussi le manque de temps pose problème.

Les représentants des parents d’élèves ont par ailleurs demandé, et à priori obtenu, la création d’un poste d’un coordinateur pour l’ensemble de ces activités. Ce coordinateur aurait la charge très lourde d’assurer la mise en place et le bon déroulement des activités, d’assurer la coordination entre les enseignants, la mairie, les encadrants et les personnes extérieures intervenantes et de faire le lien avec les familles. C’est lui qui recevrait les inscriptions et organiserait le programme des activités en fonction du nombre d’enfants inscrits, en veillant à leur bonne répartition dans les différentes activités. Un travail à plein temps, dont on ne sait pas encore s’il serait assuré par l’agent municipal déjà qualifié  ou s’il donnera lieu à un recrutement.

La grande inconnue : la nature des activités proposées

Mais la grande inconnue demeure la nature des activités qui seront proposées. A ce jour, aucune véritable proposition n’a été présentée par la mairie. Et les représentants des parents d’élèves ont été bien en peine d’en citer au moins des exemples aux parents présents à la réunion. On sait qu’en raison du temps limité réservé à ces activités (de 15h30 à 16h30), les activités sportives seront nécessairement limitées. Elles doivent  par ailleurs être animées par des personnels titulaires d’un diplôme d’état. Les associations sportives de Rimogne, qui fonctionnent surtout après 17h avec des bénévoles vont avoir du mal à les prendre en charge.

Pour les autres activités culturelles ou artistiques, le manque d’associations dans ces domaines, à Rimogne et dans les autres communes,  compliquent beaucoup les choses : la mairie compte d’ailleurs beaucoup (un peu trop ? ) dans ce domaine sur la bonne volonté de bénévoles, parmi les parents d’élèves ou les retraités, qui proposeraient de faire partager leur passion ou leur savoir-faire. Certains parents d’élèves y sont prêts mais les horaires des activités sont incompatibles avec leur vie professionnelle. Et surtout, pourra-t-on vraiment s’appuyer sur le bénévolat dans la durée ? Le peu de personnes présentes à la réunion de ce jeudi fait craindre que la mobilisation ne soit pas très importante.

Et à trois mois de la rentrée, le dispositif risque bien de ne pas être opérationnel…comme on pouvait s’y attendre.

Ce d’autant plus que les parents d’élèves présents à la réunion ont aussi exprimé des remarques  sur l’organisation pratique du changement :  Difficile par exemple pour certains de récupérer les enfants, le mercredi à 11h30, en pleine journée. Pour d’autres, qui comprennent l’impossibilité de s’inscrire au jour le jour, l’inscription aux activités prévue par trimestre doit s’accompagner d’un certaine souplesse, afin d’adapter l’organisation aux cas individuels. Des parents ont par ailleurs insisté sur la nécessité que les temps d’activités ne se transforment pas en « garderie déguisée ». D’autres ont même regretté que finalement la journée des enfants ne se trouverait pas allégée, au contraire, même si certains ont été plus optimistes et ont jugé que le changement de rythmes scolaires constituaient une opportunité de découvrir et de s’enrichir pour les enfants.

En cela, la réaction des parents est le reflet des débats qui ont lieu au sein même de l’association des parents d’élèves, dont tous les représentants ne sont pas tous du même avis. La réunion aura eu ce mérite : celui d’un dialogue ouvert entre les pour, les contre et ceux qui pensent simplement qu’il aurait fallu se préparer une année de plus.

Espérons que ce dialogue soit aussi large lorsque la mairie organisera à son tour une réunion d’information pour toutes les familles.

2013 : Un maire fait machine arrière

A Vrigne aux Bois, le Maire y croyait dur comme fer : le changement de rythmes scolaires allait pouvoir se faire dès la rentrée 2013. Il en avait même informé son conseil municipal le 4 mars dernier. Mais de nombreuses difficultés et les inquiétudes croissantes des parents  l’ont ramené à la réalité. Il a demandé la semaine dernière le report à 2014, le temps de peaufiner son plan d’action. Un exemple à méditer ? En tout cas, un exemple qui illustre bien, même si les situations sont évidemment différentes pour chaque commune, qu’il ne va pas être si facile de mettre en place les nouveaux rythmes scolaires. Télécharger l’article de l’Ardennais ici.

Publié sur L’Union

Le maire fait machine arrière pour les rythmes scolaires

Par Anonyme
Créé le 30/03/2013 12:00

«JE ne remets pas en cause le bien-fondé de la réforme mais il y a tellement d’incertitudes autour de cette loi qu’on ne peut plus y aller ». Le débit rapide de Patrick Dutertre démontre à lui seul l’immense frustration ressentie par le maire de Vrigne-aux-Bois. Cette réforme des rythmes scolaires, il la voulait. Il l’avait annoncé lors du conseil municipal du 4 mars dernier. Son équipe se sentait prête à l’assumer dès la rentrée 2013. « On avait déjà pris contact avec les associations. On ne partait pas de très loin puisque nous avons un périscolaire qui fonctionne déjà très bien. Il suffisait de l’adapter. » Seulement au cours de ces derniers jours, le premier magistrat est allé de désillusion en désillusion. Au point de décider jeudi de jeter l’éponge. Il l’a notifié dans une lettre adressée à l’inspecteur académique.
Tout le monde ou personne
Et la liste des raisons qui ont poussé Patrick Dutertre à faire machine arrière est longue. « C’est tout d’abord une question de cohérence de territoire. Vivier-au-Court et Sedan ont décidé de reporter la mise en place de la réforme. On perd une identité forte. Nos enfants auraient eu cours le mercredi matin, ils n’auraient donc plus eu accès aux activités qui ont lieu à ce moment-là. Cela occasionnait une gêne auprès des parents. Il fallait que tout le monde commence à la même date. » Le maire ne voulait pas que les écoliers vrignois se retrouvent en décalage avec les autres du secteur et encore moins au sein même de la commune. « L’inspecteur académique nous avait dit que les établissements privés étaient également obligés de mettre en place la réforme or il n’en est rien. A Vrigne, l’école Saint-Joseph avait tout d’abord décidé de nous suivre avant de se raviser ».
Autre argument de poids : l’aspect financier. « La ville était éligible à la dotation de solidarité urbaine (DSU). Nous pensions donc toucher les 50 euros d’aide par élève prévue par l’Etat et 40 euros supplémentaires au titre de la DSU. Mais j’ai appris récemment que Vrigne n’apparaît pas sur la liste des communes bénéficiaires de la solidarité urbaine. L’impact financier n’est donc plus le même. » La municipalité avait estimé à 60 000 euros le coût de la réforme. « C’est un enjeu financier important. Avec cette nouvelle, c’est plus de 15 500 euros d’aide qui s’envolent. »
Mais ce qui a prodigieusement énervé Patrick Dutertre c’est le flou qui règne autour de l’application de la réforme. « Le texte prévoit que les professeurs doivent une heure d’aide pédagogique complémentaire par semaine. L’inspecteur nous avait expliqué qu’ils prendraient un groupe de 6-8 élèves pour les aider. Mais lors du dernier conseil d’école, on nous a dit que ce n’était pas ça. Les enseignants allaient devoir prendre tous les élèves pour une activité périscolaire comme une initiation aux jeux d’échecs. On marche sur la tête ! On allait devoir mettre en place des activités périscolaires payantes et les professeurs allaient en plus devoir assurer gratuitement une autre animation. On nous dit tout et son contraire. Il y en a marre ! »
Ajouter à cela la grogne des parents d’élèves qui demandaient le report de l’application de la réforme et la coupe était pleine. « Que les gens soient inquiets, je le comprends. La réforme des rythmes scolaires va profondément bouleverser la vie des familles. » Toujours convaincu du bien-fondé de ce changement, Patrick Dutertre se donne donc du temps pour peaufiner son plan d’action. Un comité directeur sera créé prochainement pour qu’à la rentrée 2014 les 386 écoliers vrignois soient au diapason avec tous ceux du secteur.
Virginie MAECKER

Rythmes scolaires : c’est parti !

C’est officiel : Rimogne passe à 4,5 jours d’école dès la rentrée 2013. Un changement important pour les élèves de l’école maternelle et de l’école élémentaire. Un conseil d’école extraordinaire a réuni le 29 mars dernier les représentants des parents d’élèves des deux écoles, en présence des enseignants et de la Maire, pour leur annoncer. C’est une décision minoritaire en France et dans le département, où la majorité des communes ont choisi d’attendre la rentrée 2014. Alors pourquoi ce choix et qu’est-ce que cela va changer pour les enfants et leurs familles ?

La journée d’un enfant à l’école devra désormais comprendre 5 heures 30 au maximum d’heures d’enseignement, auxquelles s’ajouteront soit des activités pédagogiques complémentaires (APC) organisées par l’école pour des groupes restreints d’élèves,  soit des temps d’activités périscolaires (TAP) organisées par la Mairie, mais les unes comme les autres ne seront pas obligatoires pour les enfants. La Mairie, qui n’est pas obligée d’organiser des activités périscolaires, sera néanmoins tenue de prendre en charge les enfants jusqu’à 16h30.

Sur la base de ces principes, chaque maire, peut décider d’organiser les horaires comme il l’entend.

Voici ce qui a été annoncé pour Rimogne :

Nouveaux horaires écoles

 

- L’entrée en classe se fera à la même heure pour tous, à 08h30, le temps d’accueil dès 08h20 est maintenu. Pas de changement donc pour les bus scolaires.

- La pause méridienne est allongée d’une demi-heure et passe donc à deux heures. Les horaires de sortie à 11h30 sont néanmoins décalés d’un quart d’heure pour permettre aux parents ayant des enfants à l’école maternelle et à l’école élémentaire de les récupérer plus facilement.

- Les heures d’enseignements finissent à 15h30 à l’école élémentaire, 15h45 à l’école maternelle toujours pour permettre aux parents de récupérer leurs enfants plus facilement.

- A partir de ce moment là, les parents sont libres de récupérer leurs enfants ou de les laisser à l’école où ils pourront participer aux APC ou aux TAP, si ils sont organisés ce jour-là. Mais même s’ils ne sont pas organisés,  la mairie est tenue de prévoir la garde des enfants au moins jusqu’à 16h30.

- A 16H30, les enfants pourront alors soit rentrer chez eux, soit aller à la garderie, ou soit encore participer aux TAP éventuellement organisés après 16h30. Et c’est à 16h30 que les bus devraient passer dorénavant.

Des explications complètes sur la réforme des rythmes scolaires figurent sur le site du Ministère de l’éducation nationale : ici.

Pour télécharger  Les nouveaux horaires des écoles de Rimogne pour la rentrée 2013 au format PDF.

Le Maire de Murtin-Bogny à la manoeuvre

P1090694Le changement des rythmes scolaires à Rimogne est un vaste chantier qui n’est pas mené par le maire…de Rimogne. C’est le maire de Murtin-Bogny, Frédéric Pierrot, qui a annoncé lors du dernier conseil des écoles aux enseignants et parents d’élèves le passage dès 2013 à la semaine de 4,5 jours dans les écoles de Rimogne. En effet, Murtin-Bogny ne disposant pas de sa propre école, les enfants de cette commune, comme ceux de plusieurs autres, sont scolarisés à Rimogne.

Et si la maire de Rimogne était présente au conseil d’école, c’était surtout pour présenter son homologue chargé  de mener à bien le passage à 4,5 jours par tous les autres maires des autres communes du regroupement scolaire.

Seulement 3 mois pour se préparer

D’ailleurs, ce sont aussi tous ces maires qui ont décidé ensemble que le passage se ferait dès la rentrée 2013 et de ne pas demander son report à la rentrée 2014.  Alors qu’ailleurs, très souvent, une concertation a été organisée à ce sujet, à Rimogne la décision a été prise  et transmise aux services de l’Education Nationale avant même de réunir le conseil d’école.  Elle n’a d’ailleurs pas non plus fait l’objet d’une discussion au sein du conseil municipal.

Environ 75% des communes de France, Charleville-Mézières mais aussi Renwez, ou encore Harcy ont fait le choix d’attendre 2014. A Rimogne il reste seulement 3 mois, si on excepte juillet et août, pour préparer ce changement délicat.

L’aménagement des horaires heureusement a fait consensus. Sur ce point, le projet proposé par le maire de Murtin-Bogny répond aux attentes des représentants des parents d’élèves. Il présente, c’est vrai, de nombreux avantages :

  • une pause méridienne allongée d’une demi-heure, qui permet aux enfants de disposer, chez eux ou à la cantine, de plus de temps pour déjeuner : 2 heures au lieu d’1h30 ;
  • la possibilité pour les parents qui ont des enfants à la fois en maternelle et en primaire, de les récupérer plus facilement grâce aux horaires décalés ;
  • et enfin une journée d’enseignement raccourcie pour tous, de 5 heures 15, avec une sortie à 15h30 ou 15h45, mais avec l’obligation pour la mairie d’assurer une prise en charge jusqu’à 16h30.

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La question des horaires étant globalement réglée, reste celle du contenu des activités qui vont devoir être proposées. Sur cette question, aucune réponse précise n’a été apportée par la Mairie. Un comité de pilotage, qui tiendra sa première réunion le 11 avril, doit réunir tous les acteurs concernés : élus, enseignants, parents d’élèves, personnels municipaux et même des anciens pour qu’ils fassent ensemble des propositions sur ce qui sera organisé.

Une démarche risquée

Animé par le maire de Murtin-Bogny, le comité devra résoudre la principale difficulté qui est de proposer une heure d’activité artistique, culturelle ou sportive, 4 jours par semaine, aux enfants des deux écoles, et qui ne soit pas de la simple garderie.

Difficile d’imaginer qu’à Rimogne, où il existe quelques associations sportives mais aucun club de théâtre, de peinture, de danse ou d’enseignement de la musique etc, on puisse trouver suffisamment d’intervenants en capacité de répondre à un besoin aussi important. La mairie compte faire appel aux ressources des communes voisines et au bénévolat des parents ou de retraités, sans que l’on sache comment ces personnes seront choisies et quelles garanties elles devront apporter pour s’occuper d’enfants de 3 à 11 ans.

Il restera la solution de recruter des animateurs qualifiés ou de faire appel à des intervenants professionnels extérieurs ; mais cela coûte cher et sur ce point, la mairie n’a pas non plus apporter de précisions. Qui financera ? La Commune ? Les parents ? Certes, la commune bénéficiera d’une subvention exceptionnelle de 95 € par enfant pour la rentrée 2013, ramenée à 45 € en 2014 ; mais après que se passera-t-il, alors que l’on estime à environ 150 €, par enfant et par an, le coût des activités périscolaires dans le cadre des nouveaux rythmes scolaires.

A ces questions, il n’y a pas encore de réponse et si le maire de Murtin-Bogny semble bien être l’homme de la situation pour conduire les changements à Rimogne (!), la démarche est risquée. Préparé en 3 mois, le nouveau dispositif pourrait ne pas être prêt pour la rentrée. La mairie a préféré l’expérimentation plutôt que de prendre le temps de préparer, pendant toute une année, le passage à 4,5 jours. C’est son choix. Espérons simplement que ce ne sont pas les enfants qui auront à l’assumer.

TAP et APC : Késako ?

En réponse à la question posée par email par des parents, voici les éléments du Ministère qui précisent la distinction entre les temps d’activités périscolaires (TAP) et les activités pédagogiques complémentaires (APC) :

« Les plages horaires libérées par la nouvelle organisation de la semaine seront utilisées pour mettre en place des activités conçues pour compléter l’enseignement scolaire.

Des activités périscolaires seront proposées par les communes . Ces activités sportives, culturelles, artistiques contribueront à l’épanouissement des élèves et au développement de leur curiosité intellectuelle (TAP).

Par ailleurs, des activités pédagogiques complémentaires seront organisées par les enseignants, à raison de 36 heures par an. Elles se dérouleront en groupes restreints d’élèves et permettront d’aider les élèves rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages, d’accompagner le travail personnel ou de mettre en place une activité prévue par le projet d’école (APC).

En outre, il est précisé que « les familles ne sont pas obligées d’inscrire leurs enfants à ces activités. Celles-ci sont facultatives, mais chaque enfant doit avoir la possibilité d’en bénéficier. »

Cela veut donc dire que les parents pourront, si ils le veulent, récupérer leurs enfants dès 15h30 pour l’école élémentaire et à15H45 pour l’école maternelle.

Un problème se posera pour les enfants qui prennent le bus. Comme il est prévu de le faire passer à 16h30, tous les enfants qui en dépendent, seront de fait tenus de participer aux activités.