Daily Archiv: Dimanche - 10 novembre 2013

Pas d’économie sur le dos des enfants de Rimogne

Visuel rythmes scolairesExceptionnellement, mercredi prochain, le 13 novembre, les élèves des écoles auront classe toute la journée, pour rattraper la journée du 31 octobre qui tombait pendant les vacances. Au niveau national, des collectifs de parents ont appelé au boycott  de cette journée de rattrapage pour protester contre la réforme des rythmes scolaires.

A Rimogne, où le changement des rythmes scolaires est appliqué depuis la rentrée, l’appel au boycott fait débat chez les parents d’élèves.

Nous sommes heureux qu’un débat ait enfin lieu autour de la question des rythmes scolaires et souhaitons exposer la position de la liste Vivre à Rimogne.

Les TAP, une opportunité à saisir pour l’épanouissement de nos enfants

Plusieurs membres de notre liste ont participé aux travaux du comité de pilotage qui a été réuni par la municipalité, avant que celui ci n’ai été écarté des décisions par la maire. Nous connaissons donc parfaitement le dossier que nous continuons de suivre avec beaucoup d’attention.

Pour nous, le changement de rythme scolaire est une contrainte qu’il faut impérativement transformer en une chance. Il constitue l’opportunité pour  tous nos enfants, qui vivent dans une commune rurale, d’accéder à des activités culturelles, artistiques ou sportives auxquelles ils ont très difficilement accès, voir pas du tout. Encore faut-il s’en donner les moyens humains et financiers.

Nous pensons que la fatigue constatée chez les enfants est réelle mais que des activités de qualité, stimulantes et variées doivent permettre  qu’ils s’habituent progressivement à leurs nouveaux rythmes.

Nous sommes encore partagés sur le moment où il aurait fallu mettre le changement en place. 2013 ? 2014 ? En tout état de cause, nous n’avons pas eu le choix puisque la Maire a décidé, seule, sans l’avis des parents, des enseignants, ni même de son conseil municipal, d’appliquer la réforme dès 2013.

Il n’y a pas eu la possibilité de se donner le temps de discuter du bien-fondé de la réforme, sur l’impact positif ou négatif qu’elle aurait sur le bien-être des enfants. A Rimogne, nous avons été mis devant le fait accompli. Un point c’est tout.

Où va l’argent des TAP ?

Pourquoi la maire a t-elle décidé d’appliquer si rapidement le changement  ? Essentiellement pour des histoires de gros sous.

L’Etat a accordé une subvention de 20 000 € à la commune pour avoir décidé de ce changement en 2013. A cela s’ajoute, l’aide accordée par la CAF, soit un total de 29 000 €.

C’est à peu près la somme nécessaire pour que les 222 enfants de maternelle et primaire qui participent aujourd’hui aux activités puissent bénéficier d’un programme diversifié qui offre un véritable choix, avec un contenu de qualité et des conditions de sécurité optimum. Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui.

Pourquoi ? Parce que la municipalité, en dépit des sommes importantes qu’elle va toucher, souhaite faire des économies et n’a pas encore consacré les moyens humains et financiers nécessaires pour que les TAP offrent tout leur véritable intérêt. Parce que la municipalité actuelle n’a pas compris les enjeux importants que représente ces activités pour l’épanouissement de nos enfants, les familles et au-delà pour la vie du village. Elle n’en a qu’une approche lointaine et comptable, comme en témoignent ces incessants revirements sur le sujet.

Le programme aujourd’hui mis en oeuvre, même s’il présente quelques bonnes activités, demeure encore très déséquilibré, faute d’avoir recours à plus d’intervenants extérieurs et professionnels. La municipalité préfère pour le moment demander aux agents municipaux, dont ce n’est pas le métier, d’assurer l’animation des TAP, comme c’est le cas en maternelle.

L’Etat a décidé de reconduire ses aides pour l’année prochaine, ce qui permet d’envisager avec sérénité le développement des TAP.  Dans le même temps, la municipalité a décidé de dépenser 95 000 € pour la remise en peinture du Puit Saint Quentin, ce qui correspond à environ trois années entières de fonctionnement des TAP. Ce qui en dit long sur ses choix.

Les moyens financiers existent donc, ils ne sont simplement pas utilisés, faute de faire du développement des activités pour les enfants des écoles de Rimogne, une priorité.

La municipalité veut bien appliquer la réforme pour toucher les subventions mais décide de ne faire que le minimum 

La liste « Vivre à Rimogne » s’engage à ce que les activités organisées après l’école constitue une véritable priorité. Un programme ambitieux permettra  à tous les enfants de Rimogne d’accéder gratuitement à des activités variées et de qualité, où la sécurité des enfants sera garantie, dans les deux écoles de la ville et tous les jours de la semaine. Ce programme sera élaboré en concertation avec les parents d’élèves et les équipes pédagogiques, qui en valideront le contenu. Une information permanente sur le déroulé et l’organisation de ces activités sera transmise aux parents. 

Si ça marche : c’est grâce à moi. Si ça marche pas : c’est la faute des autres.

Girouette 2Le maire de Rimogne est revenue trois fois sur sa décision d’appliquer ou pas la réforme des changements scolaires

En mars dernier, quelques uns des maires des villages alentours et la maire de Rimogne, décident seuls, sans consulter les parents d’élèves ou les enseignants, de passer à la semaine de  4,5 jours.

Le conseil municipal n’est lui informé de cette décision que 6 jours après, le 4 avril. La maire de Rimogne explique  tout le bien qu’elle pense de cette réforme et surtout la possibilité que la municipalité puisse toucher une subvention de 90 € par enfant scolarisé, et devenir une commune pilote « bien vue de l’Inspection académique » !

Mis devant le fait accompli, les parents d’élèves  et les enseignants n’ont que le choix de participer à un comité de pilotage,

Les réunions se succèdent et les participants réussissent la prouesse d’élaborer ensemble les bases du projet qui doit être remis sous deux mois. Durant toute cette période, le Maire de Rimogne ou un membre du conseil municipal ne participent à aucune des réunions du comité de pilotage. 

Le projet est mis à la connaissance du maire de Rimogne qui le rejette en bloc et affirme, les larmes aux yeux, que l’on a profité de  sa faiblesse et qu’elle a été manipulée, Pour elle, tout est trop coûteux, le temps manque pour le mettre en oeuvre, les subventions de l’Etat sont incertaines, bref, le projet qu’elle a pourtant si ardemment défendu deux mois auparavant est infaisable et dit-elle: « elle vient tout juste de s’en rendre compte ».

Pour le maire, la concertation et le conseil municipal ne servent à rien. 

Sans aucune concertation, sans en discuter au préalable avec les membres du comité de pilotage, elle fait voter par son conseil municipal l’annulation du changement de rythmes scolaires en 2013 et son report en 2014. Le conseil municipal vote alors, presque sans en discuter et à l’unanimité, la position exactement inverse de ce qui lui a été présenté il y a seulement quelques semaines. Une fois encore, l’ensemble des acteurs sont mis devant le fait accompli.

Cette fois pourtant, les membres du comité de pilotage décident de réagir contre le peu de cas qui est fait de leur avis et du travail réalisé depuis deux mois.  Ils contestent les contre-vérités et les approximations exposées par la maire.

Après un très long débat, la maire de Rimogne choisit finalement de renoncer à appliquer la décision de son conseil, qui décidément ne sert pas à grand-chose et doit, quelques semaines après, revoter l’exact contraire.

Par ailleurs, décidée à ne pas s’embarrasser de l’avis du comité, elle choisit de de ne plus le réunir jusqu’à la rentrée, pour reprendre le projet à son compte mais en réduisant considérablement les propositions qui ont été faites.

Faute d’avoir voulu travailler avec les parents d’élèves,  les enseignants, les représentants d’association ; elle assume dorénavant seule la responsabilité  des activités organisées après l’école et des décisions qu’elle a prise.

Aujourd’hui, le maire de Rimogne veut faire croire que si les choses fonctionnent bien, c’est bien sûr  grâce à elle. Si elles devaient mal tourner, ce serait évidemment la faute des autres (des parents d’élèves, des enseignants, des autres maires, de l’inspection d’académie, de l’Etat, des agents communaux etc.). Facile, trop facile. 

Des arguments qui ne résistent pas au rappel des faits, comme nous les avons dénoncé depuis le départ, dès le mois d’avril dernier sur ce blog :

Rythmes scolaires : c’est parti !

Le Maire de Murtin-Bogny à la manoeuvre

Rimogne ne fait pas machine arrière

On l’a échappé belle