Monthly Archiv: avril, 2013

Merci le centre de loisirs

Cerf volants 3C’est la fin des vacances de Pâques et l’occasion de parler du travail formidable que réalise l’association du centre de loisirs de Rimogne. Très peu le savent mais c’est grâce à cette association et au dynamisme de son président que les mercredis et vacances scolaires des petits Rimognats sont si bien remplis.

L’association a en effet la charge complète de l’organisation du centre de loisirs de la commune. Elle définit et met en place  le programme des activités proposées, elle recrute et rémunère des animateurs diplômés et elle assure l’entière responsabilité de la sécurité et du bien-être des enfants. Un véritable deuxième travail pour le tout petit groupe de parents  qui la composent et qui sont tous bénévoles.

Heureusement la mairie apporte son soutien en mettant à disposition des locaux à l’école maternelle et un agent communal, qui a eu le grand mérite de reprendre des études et de décrocher le brevet d’aptitude aux fonctions de directrice. Elle accorde aussi une légère subvention pour le fonctionnement du centre. Mais l’existence d’un centre de loisirs à Rimogne repose pour l’essentiel sur les épaules des membres de l’association à qui de nombreux parents peuvent dire merci.

C’est ce que certains sont venus faire jeudi dernier en participant à un repas préparé par l’association autour d’une paella. Dans une salle décorée de coquillages et sur fond d’airs marins chantés par les enfants, les parents ont pu voir, projetées sur écran, les photos des vacances de Pâques organisées sur le thème de la mer. Ils ont surtout pu découvrir la joie et le sourire des enfants sur la plage de Berck-sur-Mer où ils ont été emmenés toute une journée pour participer au célèbre festival de cerf-volants.

Pour six d’entre eux, c’était la première fois qu’ils découvraient l’océan. Et ça, c’est encore une bonne raison de dire…merci le centre de loisirs.

Une concurrence déloyale pour le gîte de Rimogne

Les tilleulsConnaissez-vous « Les Tilleuls » ? En passant sur la route nationale, difficile de ne pas voir la grande pancarte jaune signalant la présence de cette grande demeure, entourée d’un vaste parc arboré qui, grâce aux efforts de ses propriétaires, a été rénovée et transformée depuis quelques années en un très beau gîte. Composé de plusieurs chambres d’hôtes, il peut  accueillir jusqu’à 12 personnes à la fois. Divisés en plusieurs petits appartements tous  équipés d’une cuisine, le gîte qui accueille  des touristes venus des quatre coins du pays  et d’Europe se révèle aussi très pratique pour loger à proximité les proches et les amis de passage à l’occasion d’un évènement familial. Le tarif de la nuitée y est d’ailleurs très raisonnable.

La réhabilitation de cette magnifique demeure est le fruit du travail colossal et de l’investissement financier de ses propriétaires qui ont fait le projet courageux d’offrir un hébergement touristique de qualité dans notre petit village, tout en conservant un élément important de son patrimoine. On l’imagine, le pari est risqué et malgré la garantie de nombreuses réservations, les propriétaires ne sont pas encore assurés de la viabilité de leur petite entreprise.

De nouveaux gites municipaux qui concurrencent le gîte déjà existant

La situation est d’autant plus fragile qu’ils se préparent aujourd’hui à subir la concurrence de…la commune de Rimogne. La mairie a en effet décidé de réaliser un projet concurrent, en créant deux gîtes municipaux, financés par le budget communal. Et la somme est loin d’être anecdotique, si on en juge le détail des dépenses à venir : gros oeuvre (6 579 €) ; menuiseries extérieures (20 395 €) ; menuiseries intérieures (18 992 €) ; isolation ( 15 666 €) ; électricité (12 905 €) ; plomberie (9 159 €) ; carrelage (7 190 €) ; peinture (3 525 €) ; couverture ( 16 855 €) ; voirie et réseaux (41 024 €) ; mobiliers urbains (4 176 €) soit un total de 156 466 €, financés par le contribuable pour concurrencer directement une entreprise privée. 

On comprend mal à quoi et à qui doivent servir ces nouveaux gîtes, alors que des hébergements touristiques existent déjà et que leur propriétaires essayent tant bien que mal de faire vivre et développer leur propre gîte. Est-ce le rôle de la commune de venir concurrencer, de manière déloyale,  une offre commerciale déjà existante : doit-on s’attendre à ce que la commune ouvre son propre café ou vende du pain ? N’y avait -il pas plus essentiel et plus urgent que de créer pour les touristes un service déjà existant ? Ne pouvait-on pas plutôt penser à un équipement au bénéfice direct des habitants de Rimogne, qui seraient sans doute très heureux d’être consultés et de soumettre quelques (bonnes) idées sur la manière dont l’argent de leurs impôts pourrait être (mieux) utilisé.

Un autre article sur le sujet ici

Mariage pour tous : le Maire de Rimogne est contre

Le mariage pour tous, le Maire de Rimogne est contre. Elle avait même souhaité faire publiquement savoir son opinion en signant, en décembre dernier, un appel du collectif « Maires pour l’enfance ». Pour rappel, la loi autorisant le mariage pour tous a été définitivement adoptée ce mardi 23 avril.

Article l'Ardennais 16-12-2012

Rimogne…pas si pauvre

EurosLa dernière séance du conseil municipal a été principalement consacrée au vote du budget. Et pour ceux d’entre nous qui y assistaient, elle a révélé une information importante pour tous les habitants : la commune de Rimogne n’est pas si pauvre. Parmi les communes similaires, celles qui figurent dans sa strate, elle se place même bien au dessus de la moyenne.

La compréhension des éléments d’un budget municipal n’est pas facile mais quelques éléments permettent de se faire une idée. A la fin de l’exercice budgétaire de 2012, la commune de Rimogne dispose d’un fond de roulement de 879 500 €.

C’est la somme qu’il reste dans les caisses de la commune une fois que toutes les dépenses de fonctionnement et d’investissement ont été réalisées. Les premières, comme leur nom l’indique, sont les dépenses nécessaires au fonctionnement de la commune et des services publics, comme par exemple les charges de personnel. Les secondes sont toutes les dépenses qui servent à enrichir le patrimoine de la commune, c’est à dire à financer l’acquisition ou la réhabilitation de biens immobiliers.

880 000 € en caisse

Pour se faire une idée de ce que représente vraiment cette somme, il faut la comparer à celle de 2011, où le fond de roulement avait été arrêté à 755 000 €. Déjà, en 2011, Rimogne se plaçait très au dessus de la moyenne des communes similaires, établie à 352 000 €. Avec 124 000 € en plus et près de 880 000 € en caisse, Rimogne ne peut pas être considérée comme une commune pauvre.

Alors Rimogne, une commune bien gérée  ? Oui, sans aucun doute si on considère la progression : 522 000 € pour le fond de de roulement en 2008, 631 000 € en 2009, et encore 631 000 € en 2010. D’autant plus que la capacité d’autofinancement de la commune, c’est à dire sa capacité à investir  tout en faisant face à ses dépenses « courantes », a elle aussi augmenté : 350 000 € en 2008, 399 00 € en 2011,  la moyenne de la strate n’étant que de 194 000 €.

Mais dans le même temps, l’argent consacré au fonctionnement de la commune, c’est à dire au fonctionnement, à la création et à l’amélioration des services rendus à la population n’a pas augmenté, il a même régulièrement baissé : Il est passé de 1 017 000 € en 2007, à 875 000 € en 2011. Si on ne peut pas reprocher à l’actuelle municipalité d’avoir su réaliser des économies, on peut s’interroger de savoir si certains services supplémentaires n’auraient pas pu être créés, améliorés ou rendus plus accessibles pour certaines familles en difficulté, si les associations, qui assurent à la place de la mairie certains services aux parents, sont suffisamment soutenues et si notre village peut être plus et mieux animé.

Rimogne s’est constitué une réserve, en partie grâce à nos impôts, à quoi finalement sert-elle ?

Deux poids – deux mesures

TBILors du dernier conseil municipal, l’ensemble des conseillers présents ont donné, sans débattre et à l’unanimité, leur accord pour réserver 95 000 €, soit environ 11% des caisses de la commune (880 000 €) pour ravaler le chevalement du Puit Saint Quentin.

Preuve que la commune peut avoir quelques moyens quand elle le souhaite.

Il semble que de ce point de vue, il y ait deux poids, deux mesures. Car dans le même temps, le maire de Rimogne a informé le conseil des écoles qu’elle ne pourrait pas, comme il était prévu, faire l’acquisition de quatre  tableaux numériques supplémentaires cette année et que seulement deux de ces tableaux pourraient être achetés, les suivants ne le seraient que l’année prochaine. Coût total de l’opération pour la commune  : 5 475 €.

On rappelle que l’acquisition des tableaux fait partie d’un plan sur deux ans, débuté l’année dernière par l’achat de quatre premiers tableaux et annoncé avec fierté dans la presse locale ( voir l’article ici ). Le plan sur deux ans se transforme en plan sur trois ans : pas grave, les enfants peuvent attendre.

Le ravalement du chevalement constitue lui une priorité ou alors c’est peut-être qu’il s’agit, comme l’a dit le maire lors du conseil municipal « de me faire un dernier plaisir avant la fin du mandat  ».

Conseil municipal ce soir

P1090758Dans chaque bulletin municipal, la mairie  invite aimablement les habitants à venir assister aux conseils municipaux. Nous sommes quelques uns à tenter de répondre régulièrement à l’invitation, en dépit de nos obligations professionnelles et/ou familiales.

Mais voilà, les conseils ne se déroulent jamais à date fixe et les convocations sont souvent affichées au dernier moment. La dernière convocation a été affichée le mardi 2  avril pour un conseil qui se déroule ce jeudi 4 avril, soit deux jours avant. Difficile dans ces conditions de s’organiser, d’autant plus qu’il faut avoir les yeux rivés sur les panneaux d’affichage pour ne pas louper l’info.

Quand on veut être certain de la présence de ses invités, on a la gentillesse de les prévenir assez tôt  à l’avance, non ?

2013 : Un maire fait machine arrière

A Vrigne aux Bois, le Maire y croyait dur comme fer : le changement de rythmes scolaires allait pouvoir se faire dès la rentrée 2013. Il en avait même informé son conseil municipal le 4 mars dernier. Mais de nombreuses difficultés et les inquiétudes croissantes des parents  l’ont ramené à la réalité. Il a demandé la semaine dernière le report à 2014, le temps de peaufiner son plan d’action. Un exemple à méditer ? En tout cas, un exemple qui illustre bien, même si les situations sont évidemment différentes pour chaque commune, qu’il ne va pas être si facile de mettre en place les nouveaux rythmes scolaires. Télécharger l’article de l’Ardennais ici.

Publié sur L’Union

Le maire fait machine arrière pour les rythmes scolaires

Par Anonyme
Créé le 30/03/2013 12:00

«JE ne remets pas en cause le bien-fondé de la réforme mais il y a tellement d’incertitudes autour de cette loi qu’on ne peut plus y aller ». Le débit rapide de Patrick Dutertre démontre à lui seul l’immense frustration ressentie par le maire de Vrigne-aux-Bois. Cette réforme des rythmes scolaires, il la voulait. Il l’avait annoncé lors du conseil municipal du 4 mars dernier. Son équipe se sentait prête à l’assumer dès la rentrée 2013. « On avait déjà pris contact avec les associations. On ne partait pas de très loin puisque nous avons un périscolaire qui fonctionne déjà très bien. Il suffisait de l’adapter. » Seulement au cours de ces derniers jours, le premier magistrat est allé de désillusion en désillusion. Au point de décider jeudi de jeter l’éponge. Il l’a notifié dans une lettre adressée à l’inspecteur académique.
Tout le monde ou personne
Et la liste des raisons qui ont poussé Patrick Dutertre à faire machine arrière est longue. « C’est tout d’abord une question de cohérence de territoire. Vivier-au-Court et Sedan ont décidé de reporter la mise en place de la réforme. On perd une identité forte. Nos enfants auraient eu cours le mercredi matin, ils n’auraient donc plus eu accès aux activités qui ont lieu à ce moment-là. Cela occasionnait une gêne auprès des parents. Il fallait que tout le monde commence à la même date. » Le maire ne voulait pas que les écoliers vrignois se retrouvent en décalage avec les autres du secteur et encore moins au sein même de la commune. « L’inspecteur académique nous avait dit que les établissements privés étaient également obligés de mettre en place la réforme or il n’en est rien. A Vrigne, l’école Saint-Joseph avait tout d’abord décidé de nous suivre avant de se raviser ».
Autre argument de poids : l’aspect financier. « La ville était éligible à la dotation de solidarité urbaine (DSU). Nous pensions donc toucher les 50 euros d’aide par élève prévue par l’Etat et 40 euros supplémentaires au titre de la DSU. Mais j’ai appris récemment que Vrigne n’apparaît pas sur la liste des communes bénéficiaires de la solidarité urbaine. L’impact financier n’est donc plus le même. » La municipalité avait estimé à 60 000 euros le coût de la réforme. « C’est un enjeu financier important. Avec cette nouvelle, c’est plus de 15 500 euros d’aide qui s’envolent. »
Mais ce qui a prodigieusement énervé Patrick Dutertre c’est le flou qui règne autour de l’application de la réforme. « Le texte prévoit que les professeurs doivent une heure d’aide pédagogique complémentaire par semaine. L’inspecteur nous avait expliqué qu’ils prendraient un groupe de 6-8 élèves pour les aider. Mais lors du dernier conseil d’école, on nous a dit que ce n’était pas ça. Les enseignants allaient devoir prendre tous les élèves pour une activité périscolaire comme une initiation aux jeux d’échecs. On marche sur la tête ! On allait devoir mettre en place des activités périscolaires payantes et les professeurs allaient en plus devoir assurer gratuitement une autre animation. On nous dit tout et son contraire. Il y en a marre ! »
Ajouter à cela la grogne des parents d’élèves qui demandaient le report de l’application de la réforme et la coupe était pleine. « Que les gens soient inquiets, je le comprends. La réforme des rythmes scolaires va profondément bouleverser la vie des familles. » Toujours convaincu du bien-fondé de ce changement, Patrick Dutertre se donne donc du temps pour peaufiner son plan d’action. Un comité directeur sera créé prochainement pour qu’à la rentrée 2014 les 386 écoliers vrignois soient au diapason avec tous ceux du secteur.
Virginie MAECKER

Rythmes scolaires : c’est parti !

C’est officiel : Rimogne passe à 4,5 jours d’école dès la rentrée 2013. Un changement important pour les élèves de l’école maternelle et de l’école élémentaire. Un conseil d’école extraordinaire a réuni le 29 mars dernier les représentants des parents d’élèves des deux écoles, en présence des enseignants et de la Maire, pour leur annoncer. C’est une décision minoritaire en France et dans le département, où la majorité des communes ont choisi d’attendre la rentrée 2014. Alors pourquoi ce choix et qu’est-ce que cela va changer pour les enfants et leurs familles ?

La journée d’un enfant à l’école devra désormais comprendre 5 heures 30 au maximum d’heures d’enseignement, auxquelles s’ajouteront soit des activités pédagogiques complémentaires (APC) organisées par l’école pour des groupes restreints d’élèves,  soit des temps d’activités périscolaires (TAP) organisées par la Mairie, mais les unes comme les autres ne seront pas obligatoires pour les enfants. La Mairie, qui n’est pas obligée d’organiser des activités périscolaires, sera néanmoins tenue de prendre en charge les enfants jusqu’à 16h30.

Sur la base de ces principes, chaque maire, peut décider d’organiser les horaires comme il l’entend.

Voici ce qui a été annoncé pour Rimogne :

Nouveaux horaires écoles

 

- L’entrée en classe se fera à la même heure pour tous, à 08h30, le temps d’accueil dès 08h20 est maintenu. Pas de changement donc pour les bus scolaires.

- La pause méridienne est allongée d’une demi-heure et passe donc à deux heures. Les horaires de sortie à 11h30 sont néanmoins décalés d’un quart d’heure pour permettre aux parents ayant des enfants à l’école maternelle et à l’école élémentaire de les récupérer plus facilement.

- Les heures d’enseignements finissent à 15h30 à l’école élémentaire, 15h45 à l’école maternelle toujours pour permettre aux parents de récupérer leurs enfants plus facilement.

- A partir de ce moment là, les parents sont libres de récupérer leurs enfants ou de les laisser à l’école où ils pourront participer aux APC ou aux TAP, si ils sont organisés ce jour-là. Mais même s’ils ne sont pas organisés,  la mairie est tenue de prévoir la garde des enfants au moins jusqu’à 16h30.

- A 16H30, les enfants pourront alors soit rentrer chez eux, soit aller à la garderie, ou soit encore participer aux TAP éventuellement organisés après 16h30. Et c’est à 16h30 que les bus devraient passer dorénavant.

Des explications complètes sur la réforme des rythmes scolaires figurent sur le site du Ministère de l’éducation nationale : ici.

Pour télécharger  Les nouveaux horaires des écoles de Rimogne pour la rentrée 2013 au format PDF.

Le Maire de Murtin-Bogny à la manoeuvre

P1090694Le changement des rythmes scolaires à Rimogne est un vaste chantier qui n’est pas mené par le maire…de Rimogne. C’est le maire de Murtin-Bogny, Frédéric Pierrot, qui a annoncé lors du dernier conseil des écoles aux enseignants et parents d’élèves le passage dès 2013 à la semaine de 4,5 jours dans les écoles de Rimogne. En effet, Murtin-Bogny ne disposant pas de sa propre école, les enfants de cette commune, comme ceux de plusieurs autres, sont scolarisés à Rimogne.

Et si la maire de Rimogne était présente au conseil d’école, c’était surtout pour présenter son homologue chargé  de mener à bien le passage à 4,5 jours par tous les autres maires des autres communes du regroupement scolaire.

Seulement 3 mois pour se préparer

D’ailleurs, ce sont aussi tous ces maires qui ont décidé ensemble que le passage se ferait dès la rentrée 2013 et de ne pas demander son report à la rentrée 2014.  Alors qu’ailleurs, très souvent, une concertation a été organisée à ce sujet, à Rimogne la décision a été prise  et transmise aux services de l’Education Nationale avant même de réunir le conseil d’école.  Elle n’a d’ailleurs pas non plus fait l’objet d’une discussion au sein du conseil municipal.

Environ 75% des communes de France, Charleville-Mézières mais aussi Renwez, ou encore Harcy ont fait le choix d’attendre 2014. A Rimogne il reste seulement 3 mois, si on excepte juillet et août, pour préparer ce changement délicat.

L’aménagement des horaires heureusement a fait consensus. Sur ce point, le projet proposé par le maire de Murtin-Bogny répond aux attentes des représentants des parents d’élèves. Il présente, c’est vrai, de nombreux avantages :

  • une pause méridienne allongée d’une demi-heure, qui permet aux enfants de disposer, chez eux ou à la cantine, de plus de temps pour déjeuner : 2 heures au lieu d’1h30 ;
  • la possibilité pour les parents qui ont des enfants à la fois en maternelle et en primaire, de les récupérer plus facilement grâce aux horaires décalés ;
  • et enfin une journée d’enseignement raccourcie pour tous, de 5 heures 15, avec une sortie à 15h30 ou 15h45, mais avec l’obligation pour la mairie d’assurer une prise en charge jusqu’à 16h30.

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La question des horaires étant globalement réglée, reste celle du contenu des activités qui vont devoir être proposées. Sur cette question, aucune réponse précise n’a été apportée par la Mairie. Un comité de pilotage, qui tiendra sa première réunion le 11 avril, doit réunir tous les acteurs concernés : élus, enseignants, parents d’élèves, personnels municipaux et même des anciens pour qu’ils fassent ensemble des propositions sur ce qui sera organisé.

Une démarche risquée

Animé par le maire de Murtin-Bogny, le comité devra résoudre la principale difficulté qui est de proposer une heure d’activité artistique, culturelle ou sportive, 4 jours par semaine, aux enfants des deux écoles, et qui ne soit pas de la simple garderie.

Difficile d’imaginer qu’à Rimogne, où il existe quelques associations sportives mais aucun club de théâtre, de peinture, de danse ou d’enseignement de la musique etc, on puisse trouver suffisamment d’intervenants en capacité de répondre à un besoin aussi important. La mairie compte faire appel aux ressources des communes voisines et au bénévolat des parents ou de retraités, sans que l’on sache comment ces personnes seront choisies et quelles garanties elles devront apporter pour s’occuper d’enfants de 3 à 11 ans.

Il restera la solution de recruter des animateurs qualifiés ou de faire appel à des intervenants professionnels extérieurs ; mais cela coûte cher et sur ce point, la mairie n’a pas non plus apporter de précisions. Qui financera ? La Commune ? Les parents ? Certes, la commune bénéficiera d’une subvention exceptionnelle de 95 € par enfant pour la rentrée 2013, ramenée à 45 € en 2014 ; mais après que se passera-t-il, alors que l’on estime à environ 150 €, par enfant et par an, le coût des activités périscolaires dans le cadre des nouveaux rythmes scolaires.

A ces questions, il n’y a pas encore de réponse et si le maire de Murtin-Bogny semble bien être l’homme de la situation pour conduire les changements à Rimogne (!), la démarche est risquée. Préparé en 3 mois, le nouveau dispositif pourrait ne pas être prêt pour la rentrée. La mairie a préféré l’expérimentation plutôt que de prendre le temps de préparer, pendant toute une année, le passage à 4,5 jours. C’est son choix. Espérons simplement que ce ne sont pas les enfants qui auront à l’assumer.

TAP et APC : Késako ?

En réponse à la question posée par email par des parents, voici les éléments du Ministère qui précisent la distinction entre les temps d’activités périscolaires (TAP) et les activités pédagogiques complémentaires (APC) :

« Les plages horaires libérées par la nouvelle organisation de la semaine seront utilisées pour mettre en place des activités conçues pour compléter l’enseignement scolaire.

Des activités périscolaires seront proposées par les communes . Ces activités sportives, culturelles, artistiques contribueront à l’épanouissement des élèves et au développement de leur curiosité intellectuelle (TAP).

Par ailleurs, des activités pédagogiques complémentaires seront organisées par les enseignants, à raison de 36 heures par an. Elles se dérouleront en groupes restreints d’élèves et permettront d’aider les élèves rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages, d’accompagner le travail personnel ou de mettre en place une activité prévue par le projet d’école (APC).

En outre, il est précisé que « les familles ne sont pas obligées d’inscrire leurs enfants à ces activités. Celles-ci sont facultatives, mais chaque enfant doit avoir la possibilité d’en bénéficier. »

Cela veut donc dire que les parents pourront, si ils le veulent, récupérer leurs enfants dès 15h30 pour l’école élémentaire et à15H45 pour l’école maternelle.

Un problème se posera pour les enfants qui prennent le bus. Comme il est prévu de le faire passer à 16h30, tous les enfants qui en dépendent, seront de fait tenus de participer aux activités.